mardi 31 mars 2009

Le parc Shiroyama ou la balade des temples

Aujourd'hui, 2ème balade au pays du matin calme, et quel calme ! Nous sommes partis pour le parc Shiroyama, énorme monticule de verdure ou reposent maintenant les ruines du château de Takayama. La nature a repris ses droits et ma foi, elle a bien fait.





Promeneurs et pitis oiseaux s'échangent les politesses sous notre regard amusé.



Une bonne balade en perspective en redescendant par le temple Dairyu et arrivée dans un paysage plus rural mais là encore, la nécessité de places fait que tout est en miniature... trop délire !






Le tour des temples est très relaxant et le contact avec les indigènes est plutôt amusant même si le dialogue se fait difficile. Les japonais sont serviables voire trop, même quand vous ne semblez pas être perdus. Nous n'avons pas visité tous les temples car l'heure de déjeuner et une carte mémoire pleine nous ont forcés à faire une pause.




Vous vous souvenez des fleurs de lotus en origami que nous avions faites pour notre mariage ? Eh beh, les japonais sont les maitres de l`origami, regardez, ils les utilisent comme "chapelets" d`offrandes, pendus au-dessus des statues. Ici, ce sont des grues.



En parlant de carte mémoire et de petits zoizos, je précise que dès qu'il y a une petite fleur, une jolie plante, ou un animal, ma femme est à l'affût du moindre cliché, je l'ai donc "abandonnée" près du temple tout proche de notre ryokan.




De l'hôtel nous partîmes vaillants à la recherche du restaurant Kotaro pour manger LE succulent et tant attendu katsudon. N'ayant aucune indication de son emplacement exact, nous avons encore demandé aux autochtones pour dénicher cette adresse. Passants, vendeuses, et commissariat de police entier, ont fini par nous indiquer le lieu de notre repas. Arrivés sur place, 14h, le restaurant fermait ses portes. Impossible ! Il nous fallait absolument manger ici. Après avoir compris qu'on venait chez lui spécialement pour son katsudon, le patron accepta de nous servir. Et c'est vrai que c'est bon !


Retour vers l'hôtel en passant par une boulangerie française tenue par 2 japonais, très bons croissants et brioche. Détour par une vieille rue commerçante et là encore, la folie des achats nous a encore gagnés, c'est dur pour nous que de ne pas ramener tant de souvenirs (et si ils n'en vendaient pas à Kyoto ?!).
Le repas du soir fût léger pour Let, l'estomac patraque (certains plats de la cuisine japonaise ne semblent pas lui convenir). Demain, programme non défini, ce sera la surprise pour nous et nos chers lecteurs.

Hanami en video

Quelques images de Ueno ou` le Hanami a commencé : retour a Tokyo, il y a quelques jours, pour une balade dans le parc.

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lundi 30 mars 2009

Videaste Amateur

1er post pour ma part. En temps que cameraman officiel, c`est donc a moi de vous fournir quelques images du marche au poisson a Tokyo.
Le transfert est si long que je vous en mettrai au compte-goutte. Il est 1h du mat, on va se coucher, bonne nuit.

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Variations de goûts

Depuis le début de notre voyage nous avons été décalés dans nos habitudes alimentaires, tant par la régularité des moments des repas, que par les plats auxquels nous avons goûté.
Le Japon ne se résume certainement pas à la série sushi, sashimi et maki que nous connaissons bien en France, d'autant que beaucoup de restaurants soient-disants japonais ne font qu'utiliser cette nouvelle mode sans comprendre ce qu'est un véritable repas japonais.
Bien sûr, il y a plusieurs niveaux de qualité dans la cuisine japonaise.
Nous avons souvent vu proposé des plats de soupe de nouilles ou des bols de riz, agrémentés de viande ou de poisson, ou bien des brochettes et des cornets de poisson.
Mais depuis hier soir, au Yamakyu, nous avons le privilège de découvrir le Kaiseki, repas typique très raffiné.
Tous les plats sont composés visuellement avec beaucoup de finesse, les couleurs sont éclatantes et mettent bien en valeur chaque met. Il y a vraiment beaucoup de saveurs dans un Kaiseki. Sucré, salé, amer, doux, épicé et d'autres que notre palais ne sait sûrement pas bien distinguer.













Nous avons également goûté des sushis au boeuf de Hida, région où nous nous trouvons et spécialiste du boeuf nourri et élevé très particulièrement. Les bêtes sont massées tous les jours afin d'obtenir en plus d'une bête épanouie, une viande très persillée. Nous dirons que pour nous français amateurs de viande rouge, elle est quand même un peu grasse.


Concernant les desserts, leurs douceurs sont vraiment très douces et sucrées, les saveurs les plus utilisées étant le thé vert, le haricot rouge et la fleur de cerisier. ils aiment par dessus-tout les textures gélatineuses et gluantes. Nous avons acheté des Daifuku sur les recommandations de Sandrine et Rémi, nous les goûterons certainement demain.


Le petit déjeuner pris au Yamakyu est typiquement japonais : du riz, de la soupe miso, des petits légumes, du poisson, un yaourt citronné et un oeuf poché, d'ailleurs pour ces deux derniers, on se demande si ce n'est pas ajouté pour les étrangers...
Nous n'avons pas encore goûté le Katsudon (porc pané à l'oeuf sur bol de riz), mais demain nous devons le goûter, nous avons une très bonne adresse.

Découverte de la petite ville de Takayama

Se balader, tel a été le seul mot d'ordre de la journée. Pas de planning de visite bien défini, mais nous nous sommes simplement promenés, et le prendre cool après 5 jours actifs, ça fait drôlement du bien !
Le matin nous avons donc arpenté les ruelles du centre en passant par le marché du Matin longeant la rivière Miyagawa. On ressent vraiment l'atmosphère d'une ville de montagne.




Puis, à un croisement, nous apercevons une dame sortant de sa maison qui nous fait signe d'entrer. Nous ne comprenons pas ce qu'elle nous dit, évidemment ! Nous nous demandons si elle veut nous inciter à venir déjeuner dans son restaurant, puis comprenons qu'elle nous invite à voir quelque chose. Et finalement, cette japonaise est propriétaire d'une incroyable collection de poupées, céramiques et autres objets typiques et anciens, de tailles normales à minuscules. Nous avons eu la chance de pouvoir entrer dans sa jolie maison et admirer sa magnifique collection qui pourrait s'apparenter à un mini musée.




Puis nous avons fait un tour au sanctuaire Sakurayama, un des nombreux temples de la ville situé au pied d'une montagne miniature. Un site remarquable, avec des cyprès majestueux, des mini sanctuaires, des petits cimetières espars sur le bord des chemins. Une approche de la spiritualité côté nature beaucoup plus calme et appelant à la méditation, ce qui est beaucoup plus relaxant après Tokyo.
Panorama au sommet de cette colline, pour entre-apercevoir les toits de la ville et les sommets enneigés. C'est beau!








L'heure de manger nous fit redescendre vers 15h. Au menu : Bol de nouille et sushi au boeuf de Hida pour JJ et rien pour moi, n'ayant pas faim, je préférais me retenir pour apprécier le repas du soir.
L'après-midi a été rythmé par la visite des rues commerçantes dont l'architecture des bâtiments est très traditionnelle. Quel plaisir de regarder ces maisons aux lignes épurées de tout ornement et qui laissent apprécier l'élégante sobriété de leurs lignes. Les plantes sont très présentes de part et d'autre des portes-d'entrée, il n'y a pas de trottoir surélevé, juste la signalisation est peinte au sol.